N'oublions jamais......

 

Albert Abalain, fusillé au Mont-Valérien en 1943 - Pont-de-Buis-lès-Quimerch

samedi 20 février 2010 - Ouest France. 
Albert Abalain, résistant, héros au destin tragique lors de la seconde guerre mondiale</P>

 

 

Histoire

Entre le 23 mars 1941 et le 12 août 1944, 1014 résistants et otages ont été fusillés dans la clairière du Mont-Valérien. 125 venaient de l'Ouest, dont Albert Abalain, né le 13 janvier 1915 à Quimerc'h, fusillé le 17 septembre 1943.

Un enfant du pays, résistant, qui a donné sa vie à son idéal communiste et à son pays. Laissant toute une famille meurtrie. Désormais, il figure, avec les autres victimes, sur le monument mémoire érigé à Suresnes (commune où est situé le Mont-Valérien), ainsi qu'un centre d'information. Sa famille, présente sur la localité, a fourni ces lettres alors qu'il était captif et conscient de son destin funeste.

Extraits de missive de juillet 1943, quelques jours avant son exécution. « Je n'ai aucun espoir de sauver ma vie, l'officier instructeur m'a déclaré que je serais fusillé. Cela ne m'effraie pas, je mourrai brave en communiste, je suis fier d'avoir lutté pour l'indépendance de mon pays et de sauver de l'esclavage le peuple de France. Ceux qui m'ont livré aux Allemands, des policiers français ou soi-disant tels, ceux qui se sont fait les pourvoyeurs de cours martiales, auront à rendre des comptes, un jour, de leur conduite répugnante. Ce que j'ai pu souffrir par eux, vous ne le saurez jamais. Impossible d'imaginer le sadisme de ces chiens de garde du capitalisme. Privés de soins, de nourriture, cravaché jour et nuit, exposé durant des nuits durant aux courants d'air du mois de novembre, sans paillasse et sans couverture, dans une cellule si petite qu'il n'est pas possible de remuer pour tenter de se réchauffer. J'imaginais mal, avant mon arrestation, que les Français puissent se conduire ainsi avec les bons patriotes. La justice est en marche, là-bas du côté de l'Est de l'Europe où les héros de l'Armée Rouge infligent aux fauteurs de guerres capitalistes de sévères pertes. »

 

 

 

 

Albert Abalain écrit un adieu fort à sa famille - Pont-de-Buis-lès-Quimerch

mardi 23 février 2010 - Ouest France.


La famille Abalain, réunie avant la grande tourmente de la Seconde Guerre mondiale.</P>

   

Voici la suite de la lettre écrite par Albert Abalain quelques jours avant sa mort au Mont-Valérien, et dont nous avons publié les premiers extraits dans notre édition de samedi 20 février.

Une incroyable paix intérieure s'en dégage, mais aussi une force sereine indicible dans ses convictions et sa façon d'apaiser la peine de sa famille, restée à Pont-de-Buis. Celle-ci a beaucoup lutté contre l'envahisseur durant cette guerre. Ce courrier a été transmis aux siens par un compagnon emprisonné avec lui, mais libéré très vite.

« Mes chers parents, j'ai confiance en l'avenir, j'ai la certitude que nous sortirons victorieux du combat auquel nous ont contraint les fascistes. Je sais, mes pauvres chers parents, que ma mort va vous plonger dans le désespoir. Mais soyez à la grandeur de l'idéal pour lequel je donne ma vie. Songer que je meurs pour que d'autres parents, plus tard, ne connaissent pas vos tourments.

Pensez que je fais ce sacrifice suprême pour sortir les masses laborieuses de l'animalité de l'esclavage où les tient le capitalisme international. Dans la cité nouvelle, le travailleur aura enfin la place qui lui revient, la première. Partout, les peuples vivront dans l'abondance, libres, égaux en droit, sans distinction de race. Car les exploiteurs auront été impitoyablement liquidés aux divisions et luttes qui affaiblissent les masses laborieuses et que les capitalistes entretiennent soigneusement après les avoir provoqués fera place à la fraternité.

Pensez à tout cela mes chers parents et ma mort vous paraîtra moins cruelle. Combien déjà sont tombés sous les balles allemandes, martyrs de la liberté. Après nous, combien feront avec joie le sacrifice de leur vie pour que soient épargnées les horreurs de la guerre aux générations futures. Vraiment, la mort paraît douce quand on songe au bonheur que connaîtront les tout petits grâce à nous. Mon cher papa je sais que tu seras fort dans le malheur, comme toujours tu le fus.

Console-toi chère petite maman, ainsi que tous les autres. Dis à mes camarades que je suis resté fidèle jusqu'au bout à mon idéal et transmets leur mon dernier salut, le plus fraternel. Et maintenant, adieu mes chers parents, adieu vous tous que j'aimais. Je vais attendre la mort avec calme car j'ai la conscience pure. A tous, j'envoie d'affectueux baisers. Albert, vive la France, vive le parti communiste. »

 

 

Commentaires (3)

1. berthelot kizzi 05/11/2014

il est de ma famille et cela avec certitude.et je suis fière de d'être une de ces filleuls

2. FRANCE ABALAIN 16/07/2013

Albert Abalain est possiblement mon oncle.

3. FRANCE ABALAIN 16/07/2013

Albert Abalain est probablement mon oncle.

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