Brennilis

Démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis : l'enquête publique démarre le 27 octobre

Le préfet organise une enquête publique relative à l'ultime phase de démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis, du 27octobre au 27novembre.

Le dossier de l'enquête dans lequel figurent notamment les motivations, les études d'impacts (dont l'absence, lors de la précédente demande, avait précipité l'annulation du chantier de démantèlement par le Conseil d'État, en juin2007) et les procédés de déconstruction d'EDF, propriétaire du site, sera consultable en préfecture, à Quimper, en sous-préfecture de Châteaulin et dans les mairies des communes du secteur de Brennilis.

En parallèle, le préfet vient d'engager la consultation de la commission locale d'information sur ce dossier. La structure, présidée par Pierre Maille et composée de parlementaires, d'élus locaux, de représentants d'associations de protection de l'environnement, du monde économique, d'organisations syndicales des salariés d'EDF... rendra son avis cet automne.

Déjà copieusement dégarni, le site nucléaire de Brennilis, dont l'exploitation a cessé en 1985, ne compte plus que les échangeurs de chaleur et le bloc réacteur. Ce dernier renferme encore 50 tonnes de déchets radioactifs. En cas d'accord de l'État, le chantier de démantèlement pourrait reprendre dans le courant du deuxième semestre 2010, pour s'achever à l'horizon 2019.

Le démantèlement de la centrale de Brennilis s'était arrêté pour défaut d'information, en 2007. Pour obtenir sa reprise, EDF a mis le paquet : un dossier de 1.900 pages à l'enquête publique. Ses opposants estiment pourtant que tout n'est pas rapporté.

Quand se déroulera l'enquête publique et quelle est la population concernée ?
Du 27 octobre au 27 novembre. EDF a demandé l'élargissement du périmètre minimum légal. Les habitants de quinze communes (Brennilis, Loqueffret, Botmeur, LaFeuillée, Lannédern, Saint-Rivoal, Brasparts, Le Cloître-Pleyben, Commana, Plounéour-Ménez, Collorec, Plouyé, Berrien, Locmaria-Berrien, Huelgoat) pourront s'exprimer. La commission d'enquête organisera des permanences dans les mairies de Brennilis, de Loqueffret et en sous-préfecture de Châteaulin. Le dossier peut également être consulté sur le site internet de la préfecture. Au final, il appartiendra au Premier ministre de signer, ou pas, le décret de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement de la centrale. Peut-être début 2010.

Faut-il la reporter ?
C'est le souhait exprimé par plusieurs associations environnementales (AE2D, Sortir du nucléaire...). Elles estiment que les enjeux (financiers, environnementaux...) dépassent le seul cadre d'une consultation locale et doivent engager une réflexion au niveau national. D'autant plus qu'il s'agit d'une opération inédite. D'où leur demande d'intervention de la commission nationale du débat public.

Combien de temps durera le chantier ?
«C'est un projet sur 15-20 ans avant restitution d'un site sans danger à la population», a précisé le directeur du site, Xavier Petitjean, hier soir, en réunion de présentation publique à Loqueffret. Trois grandes phases se chevaucheront dont la plus longue (douze ans) concerne le démantèlement et l'assainissement de l'échangeur de chaleur (16 pièces de 27 tonnes) et du bloc réacteur. Coût de l'opération ? «Nous avons une réserve de 2 milliards d'euros pour le démantèlement de neufs réacteurs à l'arrêt en France».

Quels sont les risques encourus par les intervenants ?
«Personne ne rentrera dans le bloc réacteur». Des robots télécommandés œuvreront au contact de ses 50 tonnes de déchets radioactifs. Par ailleurs, l'exploitant assure que les 100 intervenants du chantier feront l'objet de contrôles de santé quotidiens. Sous contrôle de l'autorité de sûreté nucléaire. «La moitié des personnes qui ont travaillé sur le circuit eau lourde (durant la première phase de démantèlement du site, NDLR) sont décédées avant 65 ans», s'est emporté un ancien de la centrale. «Cela n'apparaît pas dans le dossier !».

Et pour la population ?
Le dossier d'EDF évoque un risque pour la faune et la flore environnantes de l'ordre du millième de la norme maximale autorisée. Les 50 tonnes de déchets les plus dangereux seront transférées (probablement par la route) dans des emballages conditionnés vers un centre que l'électricien doit encore construire dans l'Ain. Il s'agit de déchets classés «faiblement et moyennement actifs». Leur durée de vie ? Trois cents ans !

Que se passerait-il si l'on ne démantelait pas ?
Question posée par une antinucléaire qui a inspiré cette curieuse révélation d'un responsable du centre d'ingénierie de la déconstruction d'EDF:«Je ne le sais pas et c'est justement pour cela qu'il faut déconstruire».

Source : Le Télégramme - 10 et 16 octobre 2009

 

http://brigittechevet.fr/

Voir film "La centrale qui ne voulait pas s'éteindre" de Brigitte Chevet.

 

Brennilis (29). Les antinucléaires persistent et signent.

28 novembre 2009 - Le télégramme

 

À la pauvre dizaine d'observations seulement enregistrées jusqu'alors se sont subitement ajoutées plus d'un millier de signatures à l'enquête publique sur le démantèlement de la centrale de Brennilis, hier après-midi, à Loqueffret (29). Et encore l'addition aurait-elle pu se révéler plus lourde si le règlement comptabilisait les manifestations électroniques (1), au nombre de 5.900.

Nouvelle demande de débat national

À qui doit-on ces milliers de paraphes ? À une pétition organisée par plusieurs associations antinucléaires (2) : «Nous demandons à la commission d'enquête de ne pas autoriser le redémarrage du chantier de Brennilis tant qu'un débat national sur la question plus générale du démantèlement des centrales nucléaires n'aura été organisé», explique Chantal Cuisnier, de Sortir du nucléaire.

Un souhait exprimé à de multiples reprises depuis juin 2007, au lendemain de l'arrêt du dernier chantier de démantèlement. Mais à quoi bon solliciter la Nation quand une enquête publique attise déjà peu de passion localement ? «Dans une enquête publique, les gens peuvent avoir le sentiment que le scénario est déjà ficelé. Cela ne sert à rien de se déplacer. En revanche, une réunion publique offre des moyens d'accès au débat. Et celui-ci doit concerner beaucoup de monde, ne serait-ce qu'à travers la problématique du transport des déchets».

Quinze jours de rab

Selon les antinucléaires, le débat public aurait également l'avantage de mieux cerner la question du calendrier de démantèlement. «Sachant que dans 50 ans, la radioactivité du site aura été divisée par 1.000». Du temps, Danielle Faysse, directrice de la commission de l'enquête publique, consent à en accorder. 15 jours de rab de procédure en espérant enrichir le registre de remarques supplémentaires. S'articulant justement autour du thème «Démanteler tout de suite ou après», la réunion publique de jeudi soir, à Loqueffret, servira-t-elle de catalyseur ?

1. Contrairement à ce que nous indiquions dans une précédente édition, les dépositions par courriel n'ont pas de valeur juridique.

2. Bretagne vivante, AE2D, Eau et Rivières, Sortir du nucléaire Cornouaille, Groupement mammologique breton, Vivre dans les monts d'Arrée et CLCV

 

 

Avis favorable pour le démantèlement de la centrale - Brennilis

lundi 28 décembre 2009 - Ouest France


 

 

Les élus se sont réunis pour donner un avis sur le démantèlement de la centrale nucléaire sur leur commune. En tenant compte des différents points remarqués par la Cli, les élus ont voté pour ce démantèlement avec deux votes contre. Le point sur l'entreposage des déchets a été évoqué « du fait que le centre d'accueil n'est pas encore construit », mais souligne Sylvie Birhart « laissez en l'état le site est encore plus dangereux ».

En adoptant son avis, le conseil municipal a précisé que les observations l'accompagnant en faisaient partie intégrante. Le conseil municipal a également décidé de communiquer pour information son avis au président de la CLI, à la communauté de communes du Yeun Ellez et aux autres collectivités territoriales directement concernées.

 

Centrale de Brennilis (29). Nouvel incident de niveau 1 signalé

11 février 2010 - Le télégramme.

Un nouvel incident d'entreposage a été déclaré à la centrale nucléaire de Brennilis, après celui constaté en mai2009. L'incident concerne 32 fûts, contenant des matériels exposés à la radioactivité.

 

L'incident, signalé lundi par la centrale de Brennilis à l'Autorité de sûreté nucléaire, «n'a eu aucune conséquence sur l'environnement et sur la sécurité du personnel», expliquait, hier, la centrale dans un communiqué. Comme en mai2009, il s'agit à nouveau d'un incident d'entreposage de niveau 1 sur l'échelle INES, qui compte sept échelons.

L'entreposage à revoir

Il concerne 32 fûts, «contenant des petits matériels, utilisés en zone nucléaire (gants, tenues de protection, etc.)». Le plus ancien des fûts était entreposé depuis trois ans, alors que le délai maximal d'entreposage est de deux ans. Ils se trouvaient «dans un bâtiment conçu à cet effet», rappelle la centrale. Les 32 fûts devraient être évacués au cours de ce mois. Cette découverte intervient dans le cadre du contrôle des procédures de gestion, mis en place suite à la découverte, l'an dernier, d'un écart dans l'entreposage d'un colis de déchets sur le site. Un fût de 5m³ de déchets, mesuré à 900-1.000 becquerels, s'était retrouvé stocké dans la zone dédiée aux déchets de très faible activité, inférieurs à 500 Bq. Cet écart de procédure avait également été classé au niveau 1.

Éviter de nouveaux incidents

L'inventaire se poursuit au sein de la centrale, en liaison avec l'Autorité de sûreté nucléaire. Les procédures d'exploitation du site, concernant l'entreposage de ses colis, sont en cours de modification, pour éviter que ne se reproduise ce type d'incident. Les activités actuelles du site de Brennilis portent essentiellement sur des travaux de reconditionnement de fûts de déchets anciens, produits lors des opérations de démantèlement, précédemment réalisées. Des reconditionnements nécessaires pour que ces colis de déchets soient conformes aux normes des sites de stockage où ils sont expédiés.

  • Aurélie Le Pape

 

 

Enquête publique relative à la demande, présentée par EDF, de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement complet de l'installation et d'entreposage de matériels de la centrale nucléaire des Monts d'Arrée.

Une demande présentée par EDF portant sur l'autorisation de mise à l'arrêt définitif et de démantèlement complet de l'installation d'entreposage de matériels de la centrale nucléaire du site des Monts d'Arrée a été soumis à une consultation publique du 27 octobre 2009 au 11 décembre 2009. La commission d'enquête vient de rendre son rapport et des conclusions

Rapport-denquete-Brennilis.pdf

 Avis-et-conclusions-definitives-Brennilis.pdf

 

 

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