Carrosserie

 

Nuisances sonores. La carrosserie tente d'y remédier

Le Télégramme 19 août 2009

La nouvelle carrosserie située dans le prolongement du garage à l'entrée du bourg, va devoir trouver une solution pour réduire ses nuisances sonores.

C'est une riveraine, Sylvie Courvoisier, locataire d'un pavillon social de la route de Kerhascoët depuis cinq ans, qui bat le fer contre cette nouvelle activité implantée devant son jardin au printemps dernier. Son principal grief: le niveau sonore qui émerge des deux ventilateurs-extracteurs reliés au local de peinture et à l'atelier de carrosserie. Dès l'ouverture du commerce, en avril dernier, elle a donc demandé une étude à la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales). Le résultat est sans appel: les deux hottes, lorsqu'elles fonctionnent ensemble, génèrent une importante élévation sonore, variant de 9 à 12dB (A) quand la norme tolérable est de 7dB (A). «La plainte étant, par conséquent, fondée», selon le PV de la Ddass, le maire a été prié d'intervenir auprès de l'exploitant, afin qu'il prenne «toutes les dispositions visant à se conformer à la réglementation en vigueur». L'exploitant a aussitôt alerté le constructeur des installations. Celui-ci a alors installé des pièges à sons, afin d'atténuer le bruit. Mais il s'avère que le nouveau relevé acoustique réalisé lors d'une contre-visite de la Ddass, le 30juillet dernier, établit que cela reste insuffisant.

Un mur antibruit?

«J'en ai reparlé avec l'exploitant. Il étudie une solution technique qui devrait être mise en oeuvre dès la rentrée de septembre, quand Philippe Le Goff, le propriétaire du garage et des bâtiments de la carrosserie, sera rentré de vacances», précisait, hier, le maire, Jean-Yves Crenn. La solution retenue pourrait être un mur antibruit du même type que l'on trouve au bord des autoroutes. En attendant, le maire ne voudrait pas que cette procédure pousse l'artisan-carrossier à aller s'installer ailleurs. «Dans une petite commune rurale comme la nôtre, une nouvelle activité comme celle-ci est très importante. On a des gens qui viennent de Pont-de-Buis et même de Châteaulin. Cela crée aussi de l'activité pour l'épicerie et le bistrot, et c'est très bien ainsi». «Je suis dans mon bon droit, ce n'est quand même pas à moi de partir», rétorque la plaignante qui, jusqu'à présent, n'a pas réussi à convaincre d'autres riverains de la suivre dans son combat.

Jean-Luc Padellec

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Nuisances sonores: une carrosserie visée

Ouest France mercredi 02 septembre 2009

La carrosserie située à l'entrée du bourg, route de Kerhascoët, dérange. Certains riverains se plaignent de nuisances sonores générées par la nouvelle activité du garage Le Goff. Une pétition est en cours.

À la demande de Sylvie Courvoisier, voisine du garage, les services de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales ont effectué en avril dernier une mesure des nuisances sonores. Une élévation de 9 à 12 décibels selon les conditions a été relevée. Les textes prévoient une élévation maximale de 7 décibels comme norme tolérable. La riveraine a donc déposé une plainte à la mairie.

Des travaux ont été effectués par l'exploitant du garage afin de réduire les nuisances. Une nouvelle analyse des services de la Ddass, réalisée le 30 juillet dernier, révélait que les nuisances étaient encore bien présentes.

« J'attends une réaction et un déploiement des moyens », avance Sylvie Courvoisier. Pour appuyer ses revendications, la plaignante décide de lancer une pétition. Lundi 31 août, 24 signatures avaient été récoltées. Sylvie Courvoisier en attend une trentaine d'ici la semaine prochaine. La municipalité, par la voix du maire Jean-Yves Crenn, confirme que des études sont en cours et qu'« une solution sera trouvée contre les nuisances sonores ».

Mais la pétition va plus loin. En plus des nuisances sonores, son intitulé indique aussi l'inquiétude de Sylvie Courvoisier vis-à-vis d'odeurs de solvants présentes dans l'air. Une étude de la Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement dément cette affirmation et assurant que la carrosserie utilise des peintures à l'eau. À ce sujet, le maire se dit choqué que cette pétition « repose sur la peur des gens concernant l'histoire des solvants. La commune a le souci de préserver ses activités commerciales et artisanales dans le respect de la loi ».

Serein, l'exploitant du garage Le Goff ne cache pas sa hâte « d'aller au tribunal et de régler le problème une bonne fois pour toutes».

 

 

 

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Carrosserie auto. Les bisbilles continuent

 

Le Télégramme 21 novembre 2009

Ces derniers jours, un courrier adressé par le maire aux administrés met en cause la pétition lancée par Sylvie Courvoisier, au sujet des nuisances qui seraient générées par la carrosserie de l'entrée du bourg. L'intéressée réagit du tac au tac, sur chaque point évoqué par Jean-YvesCrenn. Rapport de la Drire. Dans son courrier, le maire rappelle que «depuis la directive européenne de 1999, les carrosseries automobiles sont tenues de respecter la réglementation en matière de solvants». Rapport joint aux habitants, Jean-YvesCrenn souligne aussi que la Drire conclut que «la visite n'a pas permis de confirmer, ni de constater de nuisances visuelles ou olfactives particulières, telles que dénoncées dans le courrier de MmeCourvoisier». Celle-ci lui répond: «Je ne sais pas ce que vous entendez par nuisances visuelles, mais cette mention ne figure dans aucun de mes courriers, ni aucun de mes propos, sachant très bien que les solvants sont volatils et invisibles à l'oeil nu. Quant aux nuisances olfactives, vous oubliez de dire pourquoi la Drire n'en a pas constatées lors de sa visite: tout simplement parce que la cabine de peinture ne fonctionnait pas au moment où l'inspecteur est venu... Sa visite étant inopinée». «La visite de la Drire avait pour but de déterminer si l'installation entrait ou non dans le cadre de ses compétences. La carrosserie ne relève pas des installations classées et la Drire a reconnu ne pas être habilitée à mener une étude concernant ces nuisances». Concernant les solvants, MmeCourvoisier rappelle aussi «que de faibles odeurs ou l'absence d'odeurs ne sont pas synonymes de non-toxicité. De nombreuses substances sont totalement indolores et néanmoins très dangereuses». Intérêt d'une carrosserie. «Elle apporte une activité supplémentaire et un service à la population dans le bourg de Lopérec», écrit le maire, avant d'ajouter: «La municipalité agit depuis longtemps (à la hauteur de ses moyens qui sont limités), pour que Lopérec ne soit pas seulement un bourg dortoir, mais pour qu'il y ait un environnement de qualité, des services et une vie sociale». Réponse de Sylvie Courvoisier: «Favoriser un environnement de qualité, cela suppose la création d'activités compatibles avec un tel environnement. Cet endroit, en plein bourg, n'est pas adapté à l'implantation d'une carrosserie, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'un service auquel nous avons souvent recours, contrairement à une boulangerie-pâtisserie, une droguerie, une pharmacie, qui seraient bien plus utiles pour éviter que Lopérec ne devienne un bourg dortoir».

  • Propos recueillis par Jean-Luc Padellec

 

Commentaires (1)

1. JOELLE GAUTRON 02/08/2010

Bonjour !
Ils en sont où dans cette histoire ?
Quand écologie et économie se rencontrent ...
SUPER SITE !
Cordialement,
J.G.

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