Porcherie....Porcherie....

 

 

Les éleveurs de porc «à poil»

15 septembre 2011- Le Télégramme.

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Pour promouvoir le cochon breton, les producteurs n'hésitent pas à faire preuve d'humour. On l'a vu cet hiver avec la campagne «Il grogne, il pète...». Cette fois, pour interpeller l'opinion sur la crise de la filière porcine, une vingtaine de jeunes éleveurs indépendants du groupe Porfimad ont choisi de poser nus... C'était la semaine dernière, par 16º et en plein vent, sur une plage de Douarnenez, sur le thème «les éleveurs sont à poil». Yann Le Roy (deuxième en bas, sur la gauche), est l'un des 150 éleveurs de Porfimad. Il élève 220 truies sur la commune de Pont-Aven et il s'interroge sérieusement sur l'avenir de son exploitation dans laquelle il a investi 1,5MEUR. Son souhait: «On veut juste vendre à un prix rémunérateur qui couvre notre prix de revient. Là, il manque 10 à 15 centimes...». (Document DR)

 

 

http://chaltauliberalisme.blogspot.com/2011/01/extension-de-porcherie-loperec-des.html

 

 Le projet de maternité porcine de 749 truies au Nivot contesté

31 janvier 2011 - Le Télégramme.

 

Samedi, l'association Vivre dans les monts d'Arrée a manifesté son opposition au projet du Nivot. Le lycée agricole de Lopérec envisage la création d'une maternité porcine de 749 truies.

L'association Vivre dans les monts d'Arrée a profité des portes ouvertes du Nivot pour «informer les familles».

«Je trouve déplorable d'organiser une manifestation le jour des portes ouvertes sur un projet hypothétique», se désole Jean-François Ripot, le directeur du lycée agricole privé. «Ce projet n'est qu'une hypothèse de travail parmi d'autres. Aucune décision n'a été prise», renchérit Yves Kermarrec, le président de l'association gestionnaire du lycée. Celle-ci chapeaute les deux structures distinctes que sont l'école et sa ferme. Une ferme dont les finances vont mal et qui, de surcroît, va être contrainte, en 2012, à mettre aux normes son atelier porcin naisseur-engraisseur de 120 truies. D'où cette «hypothèse de travail» qui consiste à créer, en partenariat avec «sept ou huit porchers finistériens», une maternité porcine de 749 truies. Et non pas 800, comme cela a été annoncé. La confusion vient de l'arrêté préfectoral qui stipule que Le Nivot est autorisé à agrandir son élevage porcin «à hauteur de 800 places de porcs reproducteurs, 240places à l'engraissement et 120 de post-sevrage». Un arrêté qui n'a pas pour autant valeur de blanc-seing.

Pas plus de cochons

«L'État nous dit seulement qu'il n'est pas opposé au projet.Mais nous avions besoin de cet arrêté pour lancer des études et savoir sur quoi on pouvait ou non travailler. Mais le projet, s'il aboutit, n'aura pas une telle ampleur», assure Yves Kermarrec. «En mutualisant ainsi la maternité avec d'autres éleveurs qui, du coup, abandonneront leurs installations, cela n'augmentera pas le nombre de truies. Et chacun pourra supporter le coût des nécessaires mises aux normes». Des mises aux normes qui permettront de séparer les déjections liquides et solides. Ces dernières pouvant servir de compost; en n'épandant que les premières, la charge d'azote s'en trouve mécaniquement diminuée. Mais l'association de défense de l'environnement, Vivre dans les monts d'Arrée, ne l'entend pas de cette oreille. «Nous ne voulons pas d'une usine à fabriquer des cochons, qui plus est, au sein du parc d'Armorique», lance Joëlle. La militante soutient que ce projet «s'inscrit dans une politique généralisée d'implantation de maternités porcines industrielles en Bretagne, comme à Trébrivan». Quant à Claude, il redoute que le lycée ne se retrouve «pieds et poings liés sous la coupe de Triskalia». Des contacts ont en effet été pris avec le groupement de porcs de ce géant de l'agroalimentaire, issu de la récente fusion entre CAM 56, Eolys et Coopagri.

Pas le rôle d'une école

De plus, les opposants s'inquiètent de «l'augmentation du trafic des poids lourds dans la paisible vallée de la Rivoal». Les militants écologistes, conscients qu'il faut «sauver la ferme», ne sont pas «contre le lycée» et participent «régulièrement à ses fêtes». Néanmoins, ils estiment que «ce n'est pas le rôle d'une école d'implanter ce genre de projet» et qu'il existe «certainementd'autres modèles pédagogiques». De la pédagogie, il va falloir en faire preuve pour faire cesser la grogne.

  • Loïc L'Haridon

 

Manifestation contre l'implantation d'une maternité de 800 truies

lundi 31 janvier 2011- Ouest france.

Manifestation anti-implantation du projet de maternité de 800 truies lors des portes ouvertes du lycée agricole du Nivot samedi.</P>

Des riverains et d'autres Lopérécois, ont manifesté pacifiquement samedi tout au long de la journée sur un petit champ à l'entrée de la route menant au Nivot. Bravant le froid à l'aide de thermos de café et d'un petit feu, ils avaient installé des banderoles très explicites quant à leur action.

Ils s'insurgent contre le projet d'implantation d'une maternité de 800 truies au lycée agricole du Nivot et refusent l'industrialisation de l'agriculture. Réclament à être informés du projet, de la procédure, attendent, enquête publique et étude d'impact. « Car ce que nous craignions c'est qu'il n'y en ait pas, nous demandons plus de transparence, de concertation et de négociations citoyennes, il faut que chacun prenne ses responsabilités sur ce projet que l'on ne dise pas après que l'on ne savait pas. Ce projet est celui d'investisseurs, de gros éleveurs-producteurs non locaux et de l'industrie agroalimentaire, en l'occurrence ici de Triskalia... Est-ce ce modèle d'industrialisation agricole que nous voulons pour notre société et notre région, n'existe-t-il pas d'alternatives à la production industrielle ? » demande ce groupe de manifestants qui pour plus de visibilité a rejoint l'association « Vivre dans les monts d'Arrée ». Rappelant les récents mots du président du Conseil régional de Bretagne dans le contexte de l'actuelle consultation régionale sur l'avenir de l'Agriculture en Bretagne « l'agriculture ne regarde pas que le monde agricole. Elle concerne l'ensemble des Bretonnes et des Bretons... Car tout le monde est concerné par l'alimentation, la qualité des produits, la santé, l'environnement, la beauté des paysages ruraux.. » .

Non, les riverains ne peuvent accepter que l'on défigure les monts d'Arrée et les paysages sublimes du domaine du Nivot : « Les randonneurs qui constituent la majorité des touristes sur ce secteur continueront-ils à l'apprécier et à y venir si cette implantation se fait ? »

 


Commentaires (1)

1. Iffig 24/09/2011

Les porchers à poil sont plus "écolo" que les mecs qui brûlent des palettes... Balayez devant votre porte messieurs!

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